Icarus

Le concept

L’Icarus est un concept d’aéronef motorisé volant sans ailes qui se conduit comme une moto et utilise l’effet Magnus pour voler. Il serait équipé d’un moteur Rotax 914 modifié, qui alimenterait quatre cylindres rotatifs (portance) et une hélice arrière (propulsion).

Origine de l’idée

En août dernier, j’ai commencé à échanger des courriels avec Richard Nelson, de SolarRoof, sur des idées pour améliorer le profil aérodynamique de l’Hyperjolt. Au cours de notre échange, je suis tombé sur le prototype du Rotor Aircraft, construit par Anton Flettner, et sur le concept de voiture volante Icar 101.

Ces projets semblaient proposer des pistes intéressantes pour un nouveau concept; alors j’ai contacté Jean-Pierre Ligné, designer de l’Icar101, qui m’a donné quelques conseils sur la façon de configurer l’Icarus. J’avais besoin d’un bon concepteur pour convertir cette idée en un modèle 3D, et j’ai donc fait appel aux talents de Ray Matthison, qui a également travaillé avec moi sur le concept de l’aéronef Argentic.

Fonctionnement

L’Icarus utilise un effet couramment observé dans lequel un cylindre en rotation crée une portance (voir Théorème de Kutta-Jukowski). Au lieu d’ailes, l’Icarus est équipé de quatre cylindres qui mesurent environ six pieds de longueur. Ces cylindres tourneraient à environ 4 500 tours/minute autour de leur axe et créeraient un effet de portance en combinaison avec l’hélice arrière qui pousserait l’aéronef vers l’avant.

Un moteur Rotax 914 modifié développant 150 ch pourrait faire fonction de groupe de propulsion de l’Icarus. Chaque cylindre rotatif serait alimenté par un moteur électrique de 7,5 kW; ainsi, chaque «aile» serait contrôlée individuellement par l’ordinateur de vol. Un générateur relié au moteur principal alimenterait les quatre moteurs électriques, et l’hélice arrière serait alimentée par un arbre d’entraînement.

Le concept de l’Icarus est encore à un stade préliminaire. Le gouvernail arrière n’est pas représenté, et nous devons définir comment les ailerons et les volets interagiraient avec les cylindres en rotation. La friction de ses ailes cylindriques avec l’air doit également être étudiée, car elle change selon de nombreuses variables, comme le matériau utilisé, la vitesse de rotation, la taille du cylindre, etc.

Nous devons également aborder la question des atterrissages d’urgence en cas de panne. Il serait peut-être possible d’intégrer des petits rabats sur les cylindres afin de maintenir une certaine vitesse d’auto-rotation, comme sur le rotor d’un hélicoptère. Toutes ces questions et bien d’autres devraient être étudiées par des ingénieurs.

À quoi ça sert ?

Je ne suis pas un grand fan de «voitures volantes» avec notre ciel déjà surchargé. Cependant, l’Icarus pourrait être utilisé pour le plaisir de voler à la campagne : vous pourriez sauter dedans et aller faire un tour comme avec un ultra-léger. Lorsque j’ai imaginé ce concept, j’ai opté pour une configuration de véhicule compact que l’on enfourche comme un vélo. L’Icarus est équipé de skis, mais un train d’atterrissage ou un ensemble de flotteurs pourraient être intégrés à l’appareil.

Le dessinateur industriel

Je remercie Ray Mattison, de Design Eye-Q, qui a créé les images de l’Icarus. Ray vit près de Duluth, au Minnesota (États-Unis). Il a étudié au College for Creative Studies et il a travaillé pour Cirrus Aircraft et Exodus Machines. Ray a également créé les images de l’Aladdin. Je remercie également Richard Nelson et Jean-Louis Ligné pour leur inspiration, et Olivier Peraldi, qui m’a aussi donné de très bons commentaires pour faire avancer le concept l’Icarus.