Mercuri

Le Concept

Le Mercuri est un concept d’avion radical dont l’agencement équilibré permet l’alimentation de 40 micro-hélices intégrées aux ailes. Il peut décoller à la verticale (VTOL) et pourrait couvrir une distance dix fois supérieure à celle des avions de même catégorie grâce à sa turbine de céramique à cycle de Brayton de récupération et à sa capacité d’effet de sol.

Origine de l’idée

J’ai récemment rencontré Jean-Sébastien Plante et Mathieu Picard à l’Institut interdisciplinaire d’innovation technologique (3IT) de l’Université de Sherbrooke pour discuter de concepts de véhicules, et cette discussion nous a menés à l’idée de l’avion personnel Mercuri, fruit de l’intégration de certains travaux théoriques actuels et antérieurs.

Fonctionnement

Le Mercuri est alimenté par une unité hybride dont le premier élément est une turbine à gaz 300ch à cycle de Brayton récupéré et le deuxième une batterie au lithium‑ion capable de traiter les besoins de puissance de pointe au décollage (500hp+). Les pales de la turbine seraient en céramique (alumine) et tenues dans une jante composite pour résister à des températures internes de 1850° Kelvin et produire des rendements élevés.

La puissance de la turbine et des batteries serait répartie entre les 40 hélices électriques intégrées entre les ailes et les volets. Ces micro‑hélices de 10 Kw pousseraient l’air au-dessus des ailes et permettraient au Mercuri de voler comme un avion. Les volets arrière pourraient également s’incliner vers le haut et permettre au Mercuri de décoller à la verticale.

Le nombre d’hélices dépendrait de divers facteurs. À noter que la proportion des hélices dans les illustrations n’est pas exacte, mais cela permet de mieux comprendre le concept. C’est également la raison pour laquelle on en voit 10 au lieu de 20 de chaque côté.

Ce système de puissance distributive et hybride permettrait d’augmenter le rayon d’action du Mercuri comparativement aux modèles similaires. Si on se rappelle que le Mercuri est également conçu pour profiter de l’effet de sol, on peut envisager d’augmenter sa charge utile ou d’accroître son rayon d’action sans dépenser plus d’énergie qu’un avion de taille similaire ayant une capacité VTOL.

La cabine de pilotage est assez spacieuse pour faire place à une personne assez grande, avec ses bagages. Le vol complet serait automatisé pour réduire le risque d’incident, mais il serait possible de reprendre les commandes en tout temps pour s’amuser à piloter le Mercuri.

À quoi ça sert?

Le Mercuri pourrait servir de taxi électrique pour aller au travail. Il pourrait également servir d’avion d’affaires d’entrée de gamme. Avec sa capacité de VTOL, vous pourriez atterrir directement à l’usine, et il volerait beaucoup plus rapidement qu’un hélicoptère. Parmi ses applications plus larges, on pourrait imaginer un véhicule à effet de sol régional de 100 places, capable de voler le long des côtes. Cela permettrait d’augmenter les échanges commerciaux et de consolider les liens entre les villes côtières.

Le dessinateur industriel

Je tiens à remercier Martin Rico, qui a créé les images du concept Mercuri. Martin vit près de Buenos Aires, en Argentine. Il a étudié le design à l’Université de Buenos Aires et travaille maintenant comme designer industriel à son compte. Martin a également créé les images du panier Sandofi pour les sans-abri, ainsi que le concept de robot de livraison Ecotranzit.