Seataci

Le concept

Le Seataci est concept de yacht utilisant un système de propulsion biomimétique qui ressemble au mouvement de la queue d’une baleine. Sa coque principale serait abaissée sous l’eau et offrirait aux passagers une excellente vue directe des récifs coralliens et de la vie marine. Il disposerait d’une douzaine de villas et de deux aires d’atterrissage spécialement conçues pour les drones volants personnels.

Le contexte

L’idée du Seataci  m’est venue pendant que ma femme et moi visitions la station St‑Regis, à Bora-Bora. Nous faisions de la plongée dans l’un des canaux, et j’ai commencé à imaginer un nouveau type de bateau de croisière capable de naviguer dans les eaux peu profondes grâce à un système de propulsion écologique. J’ai d’abord pensé à un navire de type commercial, mais on pourrait probablement commencer par un yacht expérimental / scientifique qui réunirait des scientifiques et leurs bienfaiteurs.

Fonctionnement

Le Seataci pourrait s’immerger grâce à un système de ballasts à eau pour abaisser sa coque principale. Deux nacelles latérales serviraient à stabiliser le navire. Elles seraient reliées à un système hydraulique qui servirait également de suspension dynamique. L’équipage et les passagers pourraient se rendre à ces nacelles à tout moment pendant la croisière, et les passagers pourraient les utiliser comme des galeries pour obtenir un point de vue différent du navire.

Les moteurs seraient logés dans chaque nacelle. Un système biomimétique de propulsion similaire au concept Iruka serait conçu pour propulser le Seataci. Ce système est en fait un aileron oscillant qui pousse l’eau comme la queue d’une baleine. Il pourrait se révéler plus efficace que des hélices, produirait probablement moins de bruit sous l’eau et permettrait de naviguer dans des eaux peu profondes sans rompre les hélices ou les gouvernails.

Chaque nacelle comprendrait une hélice qui siphonnerait l’eau des grilles d’admission latérales et la pousserait vers l’avant lorsque le véhicule aurait besoin de faire marche arrière, comme des propulseurs inversés. On pourrait aussi intégrer un pivot autour de l’axe vertical des nacelles pour inverser le sens de la propulsion.

Comme vous pouvez le constater, la coque effective du bateau occupe beaucoup de volume, de sorte qu’il serait difficile de couler. Ceci est notre première itération, seulement destinée à illustrer l’idée. Les versions futures du Seataci devraient tenir compte du poids, du volume d’eau déplacé, du type de matériau, de la taille des ballasts, etc. Elles auraient l’air différentes, mais proposeraient les mêmes caractéristiques.

La section de queue inférieure de la coque principale offrirait une impressionnante expérience sous l’eau pour les passagers, avec de grandes fenêtres panoramiques situées de chaque côté du navire. Certaines des suites du navire pourraient être situées dans cette partie inférieure, pour la vue et pour un minimum de roulis. Une salle à manger ou un salon d’observation pourraient également y être installés. Sur le pont principal, un jardin tropical entourerait une piscine à côté des zones d’atterrissage pour drones personnels. Les drones pourraient être utilisés par les clients pour se rendre à la rive ou visiter les petits motus ou atolls de la région.

À quoi ça sert?

Le Seataci est d’abord et avant tout un yacht de luxe, mais il pourrait aussi être construit et vendu comme un petit bateau d’excursion scientifique ou commercial. Il serait intéressant de l’utiliser pour explorer les canaux ou les îles situées dans les eaux peu profondes et admirer la vie sous‑marine au cours de chaque croisière. Lorsque drones personnels deviendront largement disponibles et sécuritaires, le Seataci pourrait servir de plate-forme d’atterrissage pour explorer les îles habitées sans utiliser de bateaux.

L’intégration de nouvelles technologies comme l’aileron oscillatoire est probablement un grand risque, mais cette solution pourrait être rentable si cette technologie se révèle plus durable.

Le dessinateur industriel

Je remercie Martin Rico, qui a créé les images du concept Seataci. Martin vit près de Buenos‑Aires, Argentine. Il a étudié le design à l’Université de Buenos Aires et travaille maintenant comme dessinateur industriel indépendant. Martin a également créé les images du jet personnel Mercuri et du panier urbain Sandofi pour les sans-abri.

SHARE