Retag

Le concept

Le RETAG est un robot communautaire programmé pour réparer les graffitis professionnels qui se sont détériorés au fil du temps ou pour produire de nouvelles œuvres d’art avec la participation d’adolescents. Les robots seraient loués et exploités par des villes souhaitant embellir leurs rues ou leurs bâtiments nécessitant ‘un peu d’amour’ tout en offrant une solution pour réduire le vandalisme et les tensions sociales.

Le contexte

L’année dernière, mon garage, sur le Plateau Mont-Royal, a été marqué de graffitis quelques jours seulement après l’installation d’une nouvelle porte. Bien que dérangeant, j’ai alors pensé à la création d’un robot qui serait capable d’améliorer les ‘tags’ en créant, dans certains cas, un design plus élaboré et, du même coup, aider les tagueurs à améliorer leur technique.

Le fonctionnement

Le RETAG est un robot de taille humaine (5’10 ») avec une forme bipède, comme le Kortus Il serait conçu pour repeindre et couvrir les graffitis illégaux ou pour peindre des surfaces en créant une œuvre d’art qui serait commandée par le propriétaire du bâtiment.

Les robots RETAG seraient déposés sur place par une camionnette municipale autonome et ils seraient supervisés par un chef d’équipe travaillant pour la ville. Chaque RETAG pourrait recevoir des commandes vocales afin qu’un artiste (humain) puisse l’inspirer pour créer de nouvelles œuvres et expérimenter de nouvelles techniques. Le robot utiliserait un système de recharges par induction (sans fil) pour remplir d’énergie son supercondensateur.

Un support pour maintenir les cannettes de peinture serait fixé sur son dos, d’où il pourrait choisir différentes couleurs primaires et ajouter des pigments au besoin. Le RETAG pourrait également porter un sac avec de l’équipement supplémentaire. Ses caméras pourraient détecter un gigantesque éventail de couleurs afin de différencier les graffitis illégaux des murales artistiques officiellement enregistrées à la ville.

La partie la plus intéressante du robot serait sa capacité à aider les adolescents à créer de véritables œuvres d’art de leur propre cru. Il saurait exactement où il est convenable de marquer une structure et il pourrait discuter avec chaque ado et détecter et interpréter leurs émotions. Il serait également possible d’utiliser des mots ou des dialectes de la culture locale afin de s’adapter rapidement et essayer de mener par l’exemple.

Le marché potentiel

Le RETAG pourrait être loué ou vendu à d’énormes villes industrielles ou des gouvernements pour peindre certaines infrastructures tels que les viaducs et les bâtiments. Les matériaux et même les robots eux-mêmes pourraient être commandités. Le RETAG pourrait également être utilisé par les écoles ou tout complexe possédant beaucoup de béton couvert de graffitis. Bien sûr, le côté social du robot pourrait être développé de plusieurs façons.

Le designer

J’aimerais remercier Adolfo Esquivel, qui a conçu le RETAG. Adolfo a obtenu un diplôme en design industriel en Colombie et a terminé une étude de troisième cycle sur la conception d’événements à l’UQAM de Montréal. Il travaille actuellement en tant que designer industriel senior à Laval, au Canada. Adolfo a également créé le design du planeur Ikaros et du concept d’hôtel de réalité virtuelle Voyager.

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